À la conquête de l’EWC, par GP Racing

Nous tenons à remercier GP Racing pour ces 14 jolies pages sur notre Team, dans son magazine n°37. En voici quelques extraits …

 

Qui est vraiment ce manager, Pierre Chapuis

Né le 9 décembre 1970 à Bourg-en-Bresse, Pierre Chapuis commence sa carrière sportive par le ski, mais se blesse à mobylette. Sa passion pour les deux-roues motorisés le pousse à se lancer dans les courses de cyclo, discipline où il va se débrouiller seul, sans budget, et ces parents qui ne comprennent pas sa passion pour « brûler de l’essence ». Choses qui ne l’empêcheront pas de se propulser très rapidement dans la catégorie reine, grâce à ses compétences de mécanique moto obtenues lors de son parcours scolaire, où il obtient au passage les meilleurs résultats de France, et ses talents au guidon.

Sa curiosité le pousse à en connaitre davantage, ce qui l’amène à se retrouver au guidon d’une 250 RGV à Lédenon, où il réalisera le meilleur temps de la journée. C’est en ce jour qu’une page se tourne, et que la compétition moto s’ouvre à lui, suivi de l’ouverture de son premier magasin motos à Bourg-en-Bresse.

Durant son parcours de champion, il se rend compte que sa passion pour l’endurance en tant que pilote, n’était pas son truc. C’est tout de même dans cette discipline, qu’il va louper d’une place en course, le titre de champion du monde. Voilà comment, en partant d’un engagement pour s’amuser avec un ami, il se retrouve en EWC aujourd’hui.

L’arrivé de Randy de Puniet dans le team Moto Ain ouvre des portes au manager, et il ne s’en cache pas. En effet, se connaissant depuis longtemps, Pierre lui fait essayer sa moto de stock en lui demandant ce qui en ferait une bonne EWC. Choses faites, Randy remonte en selle, et affirme que c’est la meilleure moto d’endurance avec laquelle il n’avait jamais roulé. Sa venue dans le Team a donc attiré des sponsors, dans un championnat avec un niveau qui ne cesse de progresser, où la place d’un team privé semble difficile. Pierre Chapuis affirme que son team et lui, n’ont pas d’autres objectifs que de faire du mieux possible dans cette catégorie reine.

La revue technique R1M Moto Ain

Pour rappel, la catégorie Superstock exige de rester dans une configuration proche de celle de série. Le moteur doit rester dans sa configuration d’origine et les modifications sont très limitées (cartographie des boîtiers électroniques d’injection, renforcement de l’embrayage, changement du silencieux d’échappement). Le démontage des roues reste d’origine et demande donc une bonne stratégie de changements de pneumatiques lors des ravitaillements.

Les règles sont claires, maintenant voici la #96 dépouillée, prête à vous montrer ses plus beaux atouts…

Les pièces que nous allons présenter vont être une partie de celles très prochainement disponible à la vente sur le site Motoain.fr.

Tube de béquillage

Ce procédé permet de soulever l’avant de la moto afin de démonter le train avant. Il s’agit d’un tube placé devant la culasse et qui traverse la moto. Sa fonction principale est suivie d’une autre très important, rendre la moto plus fiable et rigidifier son châssis, afin de la rendre plus simple et performante à la conduite. Le tampon bleu sert de protection en cas de chute.

Support de bocal de maître-cylindre

Un détail important, ce support est « auto-cassant », il permet de préserver le moulage de fixation d’origine du té de fourche en cas de chute. On remplace aisément cette petite pièce de liaison qui permet d’éviter le changement du té de fourche.

Blocage de précharge de fourche

Les appendices bleus reportés sur les bouchons de fourche, sont des butées mécaniques qui empêchent le desserrage des corps filetés agissant sur la précharge des ressorts de fourche. En effet, ceux-ci ont tendance à se desserrer au fil du roulage, modifiant ainsi les réglages initiaux. Ces pièces usinées sont creuses pour permettre l’accès aux vis de réglage d’hydrauliques.

Régulateur/support de régulateur

Toujours par soucis de fiabilité, le support de régulateur se voit renforcé et le régulateur (inversé) trouve lui-même sa place dans un renfoncement qui le met à l’abri de la chute. Les perçages pratiqués dans le carénage à cet endroit lui délivrent le refroidissement nécessaire.

De nombreuses autres pièces sont présentées dans le magazine GP Racing n°37.

 

L’essai de notre double championne Superstock

Cette Yamaha R1M frappée du n°96 a remporté les deux dernières coupes du monde. Une double championne Superstock qui s’est offerte à GP Racing le temps d’une journée de roulage sur le circuit de Bresse.

Son gabarit se montre assez minus, ce qui fait d’elle une moto accessible, qui n’impressionne pas outre mesure, du moins depuis ses béquilles. Une fois poignée en main, on fait moins le malin. La #96 se distingue toutefois assez largement d’une R1M de série par ses longs demi-guidons très ouverts, sa selle perchée plus haut, son réservoir de 24 litres et l’abandon du système électronique de réglage des suspensions. Qu’est-ce que ça sent bon la course, la performance, le plaisir extra.

La configuration « endurance » implique que l’on ne touche à rien, si ce n’est à l’écartement des leviers, ou du moins à celui du levier de frein. Le levier d’embrayage ne servant qu’au moment de décoller depuis les stands, son écartement a donc peu d’importance. Le tube de béquillage, qui relis les deux haubans de cadre, juste devant la culasse, joue un rôle dans la rigidité d’ensemble. La moto réagit d’un bloc, s’inscrivant d’un simple appui sur le demi-guidon intérieur. C’est encore hésitant avec le rythme du premier tour, mais une fois celui-ci augmentant, nous y voilà, la moto montre ce qu’elle a dans le ventre et ça devient vraiment excitant.

La piste de Bresse n’est pas rapide, elle est composée d’enfilades étriquées, de changements de direction nerveux et de relances assez franches. La belle #96 virevolte, réagit avec bonheur aux appuis de repose-pieds et place son museau pile là où le regard visait. Un jouet qui finit par nous régaler au bout de quelques tours.

 

Nous nous préparons en ce moment même à l’EWC dans nos ateliers, qui sont à présent ouverts aux clients, pour préparer leurs motos pour la compétition et la piste. Cette nouvelle démarche à pour but d’offrir nos compétences au grand public, afin de partager notre passion, et d’ouvrir les portes de ce milieu si fascinant.

 

Prochain rendez-vous : LE MANS !

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Suivez-nous sur les réseaux !

Facebook : @Team Moto-Ain#96

Instagram : @moto_ain

2021-05-22T16:18:51+00:0022 mai 2021|